Comment nourrir ton petit bout de chou sur une alimentation vivante en toute sérénité

La grande joie.

Quelle joie d’être maman. Tu veux tout faire pour que bébé ne manque de rien et qu’il grandisse bien. Tu as déjà pris ta santé en main en adoptant une alimentation plus vivante et maintenant, tu veux prendre celle de ton petit en main pour qu’il ait une santé optimale.

Souvent, quand on est nouvelle maman et quand on n’est pas encore très avertie, on cherche les conseils de personnes d’expérience : les pédiatres, nos mamans, nos amies, nos inspirations…

Mais ces conseils, quoique bienveillants, viennent souvent avec quelque chose d’indissociable : des opinions personnelles et des idées préconçues.

Les mamans vont te dire de donner des céréales très tôt ou la plupart des pédiatres vont te dire de donner beaucoup de viandes et de laitages pour que les muscles et les os de bébé soient forts. Et tes amies ou autres vont te véhiculer leurs croyances, peu importe leur alimentation.

Difficile de faire le tri dans tout ça. Tu peux te sentir un peu désorientée.

Alors, quelle alimentation donner à ton bébé naissant et grandissant si tu veux favoriser l’alimentation vivante ?

Je vais répondre à ta question en partageant avec toi le plan nutritionnel que je voulais suivre idéalement et ce que j’ai vécu réellement pour que tu puisses faire le meilleur choix pour lui.

Quelle est la meilleure nourriture pour bébé ?

Il ne fait aucun doute que le lait maternel est la meilleure nourriture pour bébé. Il contient tous les nutriments essentiels pour sa bonne croissance : macronutriments, micronutriments, facteurs immunitaires et autres composants non nutritionnels. Même l’OMS recommande de l’allaiter exclusivement jusqu’à l’âge de 2 ans.

Sache que dans la composition du lait maternel :

  • 50-55 % des calories proviennent des lipides (graisses)
  • 40 % des calories proviennent des glucides (sucres)
  • 5 % des calories proviennent des protéines

Une fois mature, à savoir 20 jours après la production du colostrum et du lait transitionnel, sa composition peut varier entre les personnes et l’énergie peut varier entre 65 et 75 calories par 100 ml. Ceci est largement dû à la variation de la teneur en graisses, étant donné qu’elles augmentent à mesure que les besoins nutritifs du nourrisson augmentent.

Comment élever des enfants en santé

C’est le titre que Karen Ranzi, conseillère en alimentation vivante pour les enfants, a donné à son ouvrage (« Creating Healthy Children »).

J’ai eu la chance de la croiser il y a 5 ans lors de son passage à Montréal, pour promouvoir son ouvrage, et de m’entretenir avec elle en interview pendant presque une heure (une interview que je n’ai jamais encore publiée.) Ce livre traite de divers sujets allant plus loin que l’alimentation vivante pour enfants : le cododo, le portage, l’allaitement prolongé, la question de la vaccination et de la circoncision…

J’ai lu ce livre de 420 pages avec beaucoup d’intérêt. Il est assez complet et l’auteure a mis le soin d’ajouter une pléthore de témoignages, de recettes et de références – parfois de personnes avec une formation scientifique et expertes en alimentation végétale, d’autres fois avec des gourous du mouvement qui professent la rhétorique de la « toxicité » ou l’« addiction » des aliments cuits.

Évidemment, il y a des choses à prendre et à laisser.

En tout cas, d’après elle, bébé devrait recevoir de la nourriture solide que lorsqu’il a des dents et s’il ne gagne pas suffisamment de poids avec le lait maternel seulement.

Les différents stades de bébé

À partir de la fin de sa première année

On ne devrait donner que des morceaux de fruits riches en glucides, car ils se digèrent facilement, et observer sa réaction. Ces fruits peuvent être des bananes mûres, des raisins coupés, la poire mûre, la mangue, la pêche ou la pastèque. Il est préférable de donner un seul aliment à la fois, étant donné que le système digestif de bébé est en développement.

On peut donner ces fruits sous la forme entière, de purées ou de jus dilués avec de l’eau. Par contre, si on leur donne du jus (jus d’orange, de pomme, de pastèque ou autre), ne pas dépasser plus de 125 ml par jour.

Ces aliments sont excellents pour bébé, mais ils ne devraient pas constituer la majorité de son alimentation.

Entre 1 an et 2 ans

Karen Ranzi ne donne pas d’indications pour cette tranche d’âge, mais d’après ce que je comprends, elle encourage de nourrir bébé de la façon précédente jusqu’à l’âge de 2 ans. En fait, elle dit :

« Certains bébés n’ont pas besoin de nourriture solide pas avant l’âge de 2 ans. » Plus loin, elle ajoute : « La première fois qu’on cajole les enfants à manger de la nourriture cuite, ils tournent la tête, dégoûtés, puis, leur corps essaient de s’en débarrasser en la crachant. »

(Pensive)

Entre 2 et 3 ans

À ce moment-là, on peut commencer à ajouter les légumes, l’avocat et le lait d’amande en concomitance avec le lait maternel. Elle recommande de donner plus particulièrement les aliments riches en graisses seulement à partir de cet âge-là et non avant, car les graisses sont plus difficiles à digérer pour les bambins.

Donc, les mamans qui donnent du lait de noix de coco avant l’âge de 2 ans devraient plutôt donner de l’eau de noix de coco, étant plus faible en graisses.

À partir de 3 ans

On peut ajouter des oléagineux trempés, une sorte à la fois pour surveiller les allergies, la verdure et d’autres types de végétaux.

En général, elle dit de rester autour des 50 % de calories en graisses jusqu’à l’âge de 5-6 ans, mais on peut dépasser si bambin est en pleine poussée ou participe à des activités physiques.

La vérité sur mon expérience personnelle

Je vais être honnête avec toi. Les choses ne se sont pas du tout passées comme ça. J’avais un fantasme que j’allaiterais mon bébé jusqu’à l’âge de 5 ans, comme dans certaines parties du monde, mais ça s’est arrêté à l’âge de 2 ans et demi. Je ne fournissais plus que des gouttes de lait.

Ça a été difficile de le nourrir exclusivement de lait parce que tout d’abord, mon bébé avait besoin de beaucoup d’énergie comme il était un enfant précoce, ou je pense qu’il l’était. Je t’explique.

  • À 2 mois, il tenait déjà sa tête tout seul.
  • À 4-5 mois, il s’asseyait sans tomber sur les côtés.
  • À 7-8 mois, il rampait et marchait à quatre pattes.
  • À 9-10 mois, il marchait.
  • À 11-12 mois, il prononçait les mots : « De l’eau. »
  • Quelques mois plus tard, il me disait clairement : « J’ai faim ! »

Et il ne se gênait pas pour le dire.

Maintenant, quand j’y pense. C’est après les 6-7 mois que j’ai commencé à introduire de la nourriture et encore plus, à chaque stade de développement.

Ce qui a changé mon programme de nutrition pour bébé

Malheureusement, je n’étais pas la maman qui pouvait mettre deux verres en dessous des seins et les remplir aisément sans que j’aie à les toucher ni les presser.

Je produisais visiblement assez de lait pour le nourrir, car mon petit ressemblait à un sumo miniature, mais pas à profusion. Vers les 6-7 mois, je me retrouvais à l’allaiter toutes les heures, clouée à une chaise toute la journée.

De toute façon, quelques indices confirmaient que mon petit était prêt à manger de la nourriture provenant de la planète Terre :

  1. J’avais lu quelque part que son système digestif était mieux formé après l’âge de 6 mois et j’en avais la preuve quand j’ai vu la nouvelle couleur et la nouvelle consistance de ses selles qui étaient devenues plus brunes et plus solides.
  2. Mon fils était très curieux à la nourriture que je mangeais et je sentais qu’il voulait mettre autre chose que ses doigts et des objets durs dans la bouche.
  3. En rétrospective, il commençait à ramper, alors il avait besoin de plus d’énergie.

Comment j’ai réellement nourri mon bébé

Reprenons ses stades de développement après les 6-7 mois et j’ajouterai les aliments que j’ai introduits :

  • À 7-8 mois, l’âge de l’escargot : introduction de fruits (par ex. : banane, mangue, ananas, pastèque) et de ma « compote »  de pomme (mélange de banane, de poire et de pomme). Oups ! Je n’ai pas donné ces fruits un à la fois, comme tout le monde le préconise. J’étais sûre qu’il ne réagirait pas mal. (À ne pas faire.)
  • À 9-10 mois, l’âge du bipède : introduction de la bouffe cuite, qu’il n’a CLAIREMENT pas repoussée ni crachée. À l’époque ma mère habitait avec moi et cuisinait les plats traditionnels de son pays d’origine, Haïti, version végétalienne et en quelque temps, mon fils mangeait du riz (brun) avec de la purée aux haricots. Après, il mangeait des lentilles, des patates douces, de la courge, des purées de légumes…
  • À 11-12 mois, l’âge de l’« O » : introduction de l’avocat, mais refus total. Cet aliment ne passait pas du tout. Il le recrachait. Jusqu’à aujourd’hui, il ne l’aime pas, et la seule façon que j’ai réussi à lui en faire manger, c’est de le dissimuler dans des mousses au chocolat. Ensuite, il ne raffolait pas des smoothies verts. J’avais plus de succès avec les jus verts sans fibres.
  • Après 1 an et demi, l’âge de la vérité : introduction des pseudo-céréales, telles que le quinoa et le millet. Après, je lui ai donné des superaliments, comme du maca et du pollen d’abeille, mais à la garderie (la crèche), on m’a informée qu’il agissait comme s’il était sur du speed, alors j’ai dû faire disparaître Super bout de chou jusqu’à nouvel ordre.

Bref, je n’ai pas été rigide avec son alimentation. Le plus important pour moi, c’était de lui donner de la nourriture d’origine végétale, fraîche et entière, qu’il soit végétalien et qu’il ne consomme aucun produit industriel, aucun produit raffiné, aucun laitage d’une autre mammifère.

Après, j’y suis allée avec mon observation et mon ressenti. Je ne m’en suis pas tenue à une idéologie, promue par quelqu’un d’autre. De plus, je ne voulais pas expérimenter sur mon enfant parce que je n’avais pu eu suffisamment de données et de preuves à l’appui pour pratiquer cette alimentation sur lui.

Essayer quelque chose de nouveau sur mon corps était une chose, mais le faire sur lui était une autre. Son corps n’était pas le mien.

Personnellement, je te dirais qu’il manque encore des données sur les effets à long terme d’une alimentation vivante à 100 % sur les enfants. Il existe des enfants à qui ça leur va très bien, mais ils ne sont pas assez nombreux pour tirer une conclusion affirmative.

Comment nourrir ton bébé

Quand on recherche de l’information sur la meilleure façon de nourrir son bébé, tout le monde a son mot à dire. Et parfois, il est difficile de savoir exactement la façon de faire.

Le truc, c’est que chaque personne est unique. Chaque personne se développe différemment. Chaque personne a des besoins différents. Ce n’est pas parce que tu as donné un véhicule à ton enfant qu’il est exactement le même que le tien.

Peut-être qu’il croîtra avec succès sur une alimentation strictement végétale et vivante. Peut-être qu’il en pâtira.

Une chose est claire, une alimentation hautement végétale est à privilégier. Si tu gardes en tête de lui donner plus de 75-80 % de végétaux entiers, frais et naturels, ton enfant aura nettement une bonne longueur d’avance sur les autres. Ensuite, assure-toi qu’il prend du poids en consommant assez de graisses et de glucides. Pour ce qui est du cru contre le cuit, ça dépend de ses besoins énergétiques. Souvent, les féculents entiers et non transformés feront l’affaire. (Remarque : La nourriture cuite a une densité calorique plus élevée.)

À la question : quelle alimentation donner à ton bébé naissant et grandissant si tu veux favoriser l’alimentation vivante ?

Ça dépend. Il n’y a pas de règle ou de formule unique. C’est une question de ressenti, d’observation et de contact avec ton enfant.

Laisse ton instinct et sa communication indirecte te guider, et faites ce parcours enemble paisiblement.

À ton tour

Quelle alimentation as-tu donné à ton enfant ? Comment ça s’est passé ? J’adorerais connaître ton expérience, alors laisse-moi des commentaires ci-dessous.

Naïby

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Naïby

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