Mais où trouves-tu tes protéines?

Avant, il n’y avait rien de plus qui ne me hérissait le poil que cette question, mais maintenant je souris quand je l’entends. Tout d’abord, est-ce que les gens savent ce que sont des protéines ? Ils devraient le savoir avant de poser cette question et de souligner leur importance. La plupart n’ont aucune idée de ce qu’elles sont et, encore moins, les aliments qui constituent de bonnes sources en protéines. Si demain, je décide d’effectuer un sondage auprès des gens pour leur demander leur définition ou leur composition, la majorité dira qu’elles sont associées à la viande, au sentiment de satiété ou à leur nécessité pour avoir des muscles seulement. Pourquoi cette association spontanée ? C’est parce que l’industrie de la viande a dépensé des millions, voire des milliards, pour que les firmes de relations publiques nous assènent cette idée dans la tête. Parfois, j’ai envie de demander aux gens : « À part les protéines, qu’y a-t-il d’autre d’essentiels pour le bon fonctionnement de l’organisme ? » Je suis certaine que peu sauraient bien répondre à cette question.

Au pont de vue médical, les protéines sont définies comme suit : toute longue chaîne complexe et organique, naturellement constituée de composés d’azote. Chaque chaîne est composée d’une grande combinaison d’acides aminés, contenant les éléments de carbone, d’hydrogène, d’azote, d’oxygène, habituellement de soufre et occasionnellement de phosphore, de fer, d’iode ou d’autres constituants d’une cellule vivante. On a trouvé que 20-22 acides aminés jouent un rôle capital dans la croissance, le développement et l’entretien d’une bonne santé. L’organisme peut synthétiser 14 de ces acides aminés, appelés non essentiels, tandis qu’on doit obtenir les 8 autres, dits essentiels, par la voie de l’alimentation. Les protéines sont la source principale pour former les matériaux de structure pour les muscles, le sang, la peau, les cheveux, les ongles et les organes internes. Source : Traduction libre du Mosby dictionary.

En somme, les protéines sont composées d’acides aminés. On les appelle des protéinogènes ou l’on dit qu’elles sont protéiques. Et les acides aminés sont des chaînes d’atomes qui, une fois combinées ensemble, agissent en tant que composantes de base pour la formation de protéines et qui assurent certaines fonctions actives tant et aussi longtemps qu’il y a de la vie dans les atomes qui les composent. En plus de former les matériaux de structure (muscles, cartilages, peau, cheveux), ils sont essentiels aux activités des glandes et du foie et cumulent d’autres fonctions biologiques (enzymes, hormones, chromosomes, virus), de transport (hémoglobine, sérum-albumine, protéines membranaires) et de défense (immunoglobulines). En d’autres termes, les acides aminés sont les composantes de base des protéines et si on les compare à une tour de bureau ou n’importe quel immeuble à plusieurs étages, ils représentent, en plus de la fondation (briques, mortier, bois d’oeuvre), toutes les activités qui s’y déroulent (service d’ascenseur, eau chaude et froide, système d’aération, éclairage, lignes téléphoniques, etc.). Ainsi, les fonctions des acides aminés, qu’ils régulent les activités individuellement ou en groupe, sont incommensurables.

Donc, encore une fois, qu’est-ce que les acides aminés ? Ils sont les éléments composés d’atomes de carbone, d’hydrogène, d’oxygène et d’azote et regroupés dans certaines combinaisons différentes et certaines tailles précises. Les acides aminés sont des groupements organiques renfermant au moins un groupe d’amines (— NH2) et un groupe carboxylique (— COOH). Il existe environ 250 acides aminés qui ne sont pas à l’origine des protéines. Par analogie, on pourrait les décrire comme les différents aspects, formes et couleurs d’un pétale d’une rose. Tout comme il y a une variété de roses, il y a une variété d’acides aminés. Ces derniers, à leur tour, se regroupent dans certaines combinaisons pour former les différentes sortes de matériaux de structure, par exemple, la chair animale. Si l’on reprend la définition des protéines mentionnée ci-dessus, on voit que les mots-clés sont les minéraux précédemment nommés : fer, iode, soufre, etc. La communauté médicale nous dit que chaque composé de protéine est composé d’acides aminés comprenant les éléments de carbone, d’hydrogène, d’azote, d’oxygène, etc.

Les minéraux, les amis ! On parle ici de minéraux. Ce sont eux qui sont la clé pour atteindre une santé optimale, pas les protéines comme on nous a conditionnés à le croire. L’organisme humain est composé de minéraux, 102 pour être exacte, dont chacun contient une quantité précise d’électrons par atome, ce qui donne à l’élément minéral sa structure atomique. Si les protéines étaient si importantes, quelle est leur structure atomique ? Combien d’électrons par atome les protéines contiennent-elles ? Pourquoi le savons-nous pas, mais sommes bêtement fiers d’être à la poursuite de ce dont nous n’avons aucune connaissance ?

Les protéines qui composent la chair animale ont été formées à partir d’atomes organiques vivants provenant d’aliments crus que ces animaux ont consommés. Une telle chair est, bien entendu, composée de protéines complètes, mais avant que l’organisme soit capable de les digérer, il doit non seulement les décomposer dans la forme initiale d’acides aminés, mais aussi dans la forme initiale d’atomes pour qu’ils puissent, à partir de là, former ses propres protéines.

Pour avoir des protéines, vous devez avoir une vingtaine d’acides aminés complets (non essentiels, semi-essentiels et essentiels), qui sont les suivants :

  1. Alanine
  2. Arginine*
  3. Asparagine
  4. Acide aspartique
  5. Cystéine
  6. Glutamine
  7. Acide glutamique
  8. Glycine
  9. Histadine*
  10. Isoleucine**
  11. Leucine** (ajoutons la norleucine)
  12. Lysine**
  13. Méthionine*
  14. Phénylalanine**
  15. Proline
  16. Sérine
  17. Thréonine**
  18. Tryptophane**
  19. Tyrosine
  20. Valine**

*acides aminés semi-essentiels
**acides aminés essentiels

On retrouve d’autres acides aminés :

  • Bêta-Alanine – Le seul bêta acide aminé naturel.
  • Carnitine – Acide aminé impliqué dans le métabolisme mitochondrial.
  • Citrulline – Acide aminé impliqué dans le métabolisme de l’ammoniaque.
  • Cystine – Produit d’oxydation de la cystéine.
  • Acide Gamma-Aminobutyrique (GABA) – Acide aminé agissant comme neurotransmetteur.
  • Glutathion
  • Hydroxyproline – Proline hydroxylée.
  • Ornithine – Acide aminé impliqué dans le cycle de l’urée
  • Taurine – Acide aminé impliqué dans le métabolisme biliaire.

Cette vingtaine d’acides aminés sont présents dans tous les fruits et les légumes et ils sont suffisants pour notre organisme. Et tout comme la vie est dynamique, magnétique et organique, leurs atomes le sont aussi. Alors que dans la chaire animale, ils sont tout le contraire : statique, non magnétique et inorganique. En d’autres termes, ils sont MORTS. Seule la vie peut engendrer la vie. La consommation de chair animale entraîne l’accumulation excessive de composés acides dans l’organisme, dont le plus dangereux est l’acide urique, poison qui est absorbé par les muscles, tout comme une éponge absorbe l’eau. Sitôt que l’accumulation d’acide urique atteint le sommet de saturation, il se cristallise et entraîne les maladies inflammatoires ou les malaises douloureux (rhumatismes, neurites, sciatiques, etc.), les maladies dégénératives et les cancers (surtout le cancer du côlon).

J’ai cherché d’autres définitions de protéines dans des dictionnaires et des encyclopédies et évidemment, on voit la main que les conglomérats ont dans la manière dont ils façonnent nos opinions. À titre d’exemple, dans l’encyclopédie médicale Larousse, on lira ceci :

     On distingue deux principales sources alimentaires de protéines. Les protéines animales (fournies par la viande, le poisson, les oeufs, les produits laitiers) sont les mieux équilibrées, car elles contiennent tous les acides aminés indispensables, en bonne proportion, et sont, en outre, très digestibles. Les protéines végétales (fournies par les légumineuses, les céréales, le soja) ont une valeur nutritionnelle moindre : elles sont carencées en un ou plusieurs acides aminés indispensables, en particulier en lysine pour les céréales et en acides aminés soufrés (dont la méthionine) pour les légumineuses. Leur digestibilité est moindre.
Une alimentation équilibrée doit donc associer protéines animales (au moins 50 % des protéines totales) et protéines végétales. On cherchera aussi à associer des protéines exclusivement végétales, mais qui se complètent du fait de leurs acides aminés manquants différents (semoule et pois chiches, riz et lentilles, etc.).

C’est tellement biaisé ! Manger plus de 50 % de protéines animales ? Ceci est la recette pour la catastrophe en matière de la santé. Quand on me dit que les protéines végétales ne sont pas suffisantes pour maintenir une bonne santé, je ne peux pas m’empêcher de penser que c’est de l’ignorance absolue et une absurdité totale. La communauté médicale veut me dire qu’il est impossible pour une espèce de forte taille d’être en bonne santé sans protéines animales ? Insensé ! Mon animal préféré est le cheval. Regardez-le bien. Il est naturellement musclé, robuste et costaud et quel type de mangeur est-il ? Herbivore. Donc, il obtient ces acides aminés de l’herbe et il est plus performant que l’homme qui, lui, les obtient de la chair animale. N’en est-ce pas un bon exemple ?

Et même si l’on mange de la viande, on n’obtient toujours pas de protéines réellement. Je répète brièvement la définition de protéines : composés d’acides aminés, chaînes d’atomes qui agissent en tant que composantes de base et qui assurent certaines fonctions actives tant et aussi longtemps qu’il y a de la vie. Les protéines animales sont majoritairement cuites, brûlées, carbonisées. Elles sont donc MORTES. En effet, il n’y aucune vie dans la chair animale. Les animaux carnivores sont plus intelligents que nous, car ils la mangent quand elle est encore fraîche. Et si certains peuples indigènes en mangent (je dis bien certains), ils le font parfois pour des raisons cérémoniales ou autres, pas comme nous qui en mangeons à n’en plus finir, et ils la consomment à l’intérieur de 24 h, alors que dans la civilisation moderne, l’animal est mort depuis belle lurette, puis nous consommons sa chair plusieurs jours plus tard, voire des semaines ou des mois plus tard, en raison de la réfrigération ou de la congélation.

Mais alors, faut-il aller chercher des protéines ailleurs et en grande quantité pour compenser ? La communauté de santé naturelle nous parle souvent de protéines provenant du petit-lait ou du soja. Il faut faire attention à ces produits-là, qui sont tous deux des surplus de produits ou, plus précisément, des déchets dont les fermes industrielles veulent se débarrasser, commercialisés comme des produits santé pour les consommateurs avertis. Le petit-lait est un produit dérivé du lait de vache, qui est irradié et transformé et, souvent, le soja provient de souches génétiquement modifiées. De plus, j’ai lu quelque part que dans la plupart des aliments à base de soja, ce produit passe par un processus de transformation dans laquelle il est chauffé à une température allant de 700 à 1400 degrés Celcius (pour avoir plus détails à propos du soja, je vous invite à lire The Whole Soy Story: The Dark Side of America’s Favorite Health Food de Kaayla T. Daniel. Je consacrerai à l’avenir un article sur le soja).

On dit que la cuisson des aliments à base végétale détruit également leur vitalité. Néanmoins, selon moi, mieux vaut en manger que pas du tout.

Il ne faut pas être obsédé avec l’apport en protéines. Je vais vous citer un extrait du livre Conscious eating de De Gabriel Cousens, traduit librement, qui explique, selon lui, l’origine de ce mythe.

Le « besoin » de manger beaucoup de protéines est plus axé sur la peur que sur les faits. La recherche initiale selon laquelle ce mythe est fondé a été menée en Allemagne autour du début du siècle dernier. Il a été financé, en grande partie, par les industries de la viande et laitière, qui avaient décidé qu’on avait besoin de consommer 120 grammes de protéines par jour. Aujourd’hui, la recherche moderne, à travers le monde, montre qu’on a besoin plus précisément de 20 à 35 grammes pour les hommes ou les femmes qui ne sont pas enceintes. Le Journal of Clinical Nutrition affirme qu’environ 2,5 % de nos calories totales doivent provenir des protéines, ce qui équivaut à approximativement 18 grammes par jour. L’Organisation mondiale de la santé avance que la quantité devrait s’élever à 4,5 % de nos calories totales, ou environ 32 grammes par jour. Les calories en tant que protéines dans le lait maternel s’élèvent à environ 5 %.

En d’autres termes, selon moi, si l’on considère l’apport en glucides (sucres), en lipides (corps gras) et en protéines, on n’en aurait pas plus besoin qu’environ 5 % ou sinon 10 %, mais pas plus que ça. Pour moi, la Nature est parfaite. La loi de la Nature fait en sorte que tout ce qui vit sur cette planète ne peut se développer ou vivre sans les protéines. Alors, pourquoi s’en faire avec ça ? C’est n’est pas la peine de s’engager dans des rituels barbares de l’abattage des animaux et de consommer de la chair animale en vue d’obtenir des protéines. La Nature fournit tout ce dont l’espèce humaine a besoin pour assurer son existence sur la Terre. On peut trouver de sources riches en protéines dans :

  • les algues : spiruline (70 %), algue bleu-vert (65 %), chlorelle (60 %), mousse d’Irelande ou d’Islande, kelp, dulse…
  • pollen d’abeille (55 %) ;
  • les légumineuses ;
  • les noix et les graines ;
  • et oui ! les légumes et les fruits (surtout l’avocat).

C’est exact, tous les légumes et les fruits contiennent des protéines. Surprenant ? Non, les protéines, les glucides, les lipides et tout le reste sont des composés indissociables. Il y en a peut-être en quantité moindre (autour de 5 %), mais sachant que l’organisme en a seulement besoin de 10 % au maximum, si l’on en mange trois fois par jour en plus de les combiner avec d’autres aliments, c’est amplement suffisant. Et en plus, j’ai entendu dire que l’homme est normalement censé être un frugivore (il reste à le vérifier). Donc, vous voyez, le Créateur ne nous a pas créés avec l’intention d’avoir des quantités élevées en protéines.

À la question « où trouves-tu tes protéines ? », je les trouve dans toute la végétation de la terre et de la mer.

Notes : Les images ci-dessus ne sont pas les miennes, mais tirées de l’Internet.

 

Naïby

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Naïby

J'ai pour mission d'aider les gens à atteindre une longue vie saine et radieuse, grâce à mes recettes savoureuses, à des conseils pratiques et à des solutions astucieuses.

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  • Jule

    Très bonne argumentation.
    Je pensais en savoir déjà beaucoup sur l’alimentation, mais tu m’en as appris énormément en l’espace de 5 minutes !
    J’ai une alimentation plutôt biologique (à 80%) et végétarienne (95%) chez moi, et chez les autres j’accepte modérément ce qui m’est proposé.
    Je pense introduir de plus en plus une alimentation crue dans mon assiette, voir en faire l’objet du repas du soir.
    Merci pour ces informations, qui coule de source finalement et merci de te pédagogie ;)
    Bonne continuation, je repasserai de temps en temps ! ;)

  • Pingback: Végé 101 – Incontournables fruits & légumes « avocat & mascara()

    • Naï

      Bonjour Karine, je te remercie beaucoup pour le ping. J’ai lu quelques articles de ton blog. Belle initiative! J’ai toujours essayé de relier la spiritualité à la mode/esthétique, deux sujets qui me passionnent, avec mon premier blog http://www.glamnola.com, mais je n’ai jamais réussi.Tu le fais très bien. Sais-tu que la première syllabe de ton nom « Ka » veut dire « esprit » dans l’ancienne langue des Égyptiens? Continue à découvrir le bel esprit qui gît en toi.

  • Miss Clyde

    Article très recherché et informatif. Me voilà encore plus préparée à répondre lorsqu’on me posera la question! Merci!

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